NUMÉRO 2

Découvrez nos différents articles dans ce numéro 1ᵉʳ février 2025

Éditorial : Sommes-nous tous des citoyens égaux!
Par Christian VI., PH.D..
Comment quelqu’un devient-il dépendant d'une substance?
Par Christian VI., PH.D.
persons hand with white snow
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Histoire fictive :
L'histoire de Danys
liquor pouring on clear shot glass
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persons hand with white snow
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Leçon de sociologie
Rubrique : l’Univers du cœur : Le bon vieux temps (suite)
a close up of a fire in the dark
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three buttons depicting a broken heart, a man and a woman
three buttons depicting a broken heart, a man and a woman
three people jumping on the beach at sunset
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QUELQUES QUESTIONS SUR LE BONHEUR.
Par Christian VI., PH.D
Sommes-nous tous des citoyens égaux!

Dans nos pays, nos droits de citoyen sont généralement le droit de vivre, le droit de travailler, de voter, de se présenter comme candidat, de bénéficier des services sociaux et d’être protégé. Avons-nous vraiment ces droits? Sont-ils les mêmes pour tout le monde? Tous les groupes de la nation, jouissent-ils des mêmes droits et des mêmes protections?
Nous faisons seulement une réflexion sur la citoyenneté. La citoyenneté vient avec des devoirs, des droits et des privilèges. Si tous les citoyens ont des devoirs ont-ils les mêmes droits et les mêmes privilèges? Certains ont-ils des devoirs allégés et d’autres des devoirs stricts? Les citoyens sont-ils tous égaux en droit comme prescrit la constitution et les textes de loi? Ou vivons-nous dans des clans? Ceux qui sont favorisés et ceux qui sont défavorisés? Simple réflexion.
Sommes-nous tous égaux quand un clan trouve facilement un emploi alors que pour l’autre c’est très difficile même s’il est plus instruit? Quand un clan est privilégié à l’école, dans les administrations publiques, à l’église et dans tous les secteurs de la société. On aurait pu penser qu’à compétence égale possibilité égale. Si la définition du mot de compétence change pour le groupe majoritaire. Si, pour lui, la compétence signifiait faire partie du clan majoritaire. Serons-nous tous égaux?
Sommes-nous égaux quand un clan est toujours visé par la police à cause de son appartenance? Quand le clan privilégié fait tout pour garder le pouvoir et ne laisse aucune occasion favorable à l’autre. Quand l’oppression a pour but de garder les privilèges de clan. Quand le maintien des privilèges constitue le seul souci du clan qui domine maintenant. Et même si la loi dit que tous les clans sont égaux et que dans la réalité cela ne profite pas au clan majoritaire. Ce dernier s’arrange pour faire en sorte de violer la loi pour profiter des privilèges. Comment peut-il être puni si c’est lui qui est majoritaire et qui fait respecter la loi ? Quand les membres d'un clan dominent partout et leur seul but c’est de garder les privilèges de leur clan, peut-on parler de justice? Sommes-nous tous égaux? Sommes-nous des citoyens égalitaires?
Ces questions ont besoin de réponses. Surtout quand il s'agit de sociétés multiethniques avec des concepts suprématistes. Quand certains considèrent qu’ils sont nés supérieurs à cause de leur épiderme, est-il possible que l’égalité soit respectée? Comment cela se passe -t-il dans ta société? Tous les citoyens ont-ils réellement les mêmes droits? Sont-ils tous égaux en droit dans la réalité? De toute manière, les sociétés évoluent. Nous vaincrons!

Par Christian Vi.

Éditorial

persons hand with white snow
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Laissez-moi vous raconter l'histoire de Danys, un adolescent de 17 ans.

Danys était un jeune homme brillant avec de grands rêves et une famille aimante. Mais comme beaucoup de jeunes, il se laissait parfois influencer par ses amis. Lors d'une fête de lycée, il a goûté pour la première fois à l'alcool. Ce soir-là, il s'est senti invincible et a ressenti une liberté qu'il n'avait jamais connue auparavant. Malheureusement, cette expérience l'a conduit sur un chemin dangereux.

Au fil des semaines, Danys a commencé à consommer de l'alcool de plus en plus souvent. Ce qui avait commencé comme une expérience occasionnelle est devenu une habitude quotidienne. Il se cachait pour boire avant les cours, et même occasionnellement pendant les cours. Ses notes ont commencé à chuter, et il s'éloignait de ses amis proches et de sa famille. Il devenait de plus en plus isolé.

Un jour, après une soirée particulièrement difficile, Danys a eu un accident de voiture alors qu'il était ivre. Heureusement, il s'en est sorti avec seulement quelques blessures légères, mais cet incident a été un réveil brutal pour lui et ses proches. Ils ont compris que Danys avait besoin d'aide.

Avec le soutien de sa famille et de ses amis, Danys a entamé un long chemin vers la guérison. Il a commencé à consulter un psychologue spécialisé en addiction et a rejoint un groupe de soutien pour jeunes en difficulté. Il a également repris des activités qu'il aimait avant de sombrer dans l'alcool, comme le sport et la musique.

Danys a appris plusieurs leçons importantes pendant son rétablissement :

1. Demander de l'aide : Il est crucial de ne pas affronter ses problèmes seul. Parler à un proche, un conseiller ou un professionnel peut faire toute la différence.

2. Éviter les situations à risque : Éviter les fêtes ou les environnements auxquels l'alcool est omniprésent peut aider à réduire la tentation.

3. Trouver des activités positives : S'engager dans des activités créatives ou sportives peut aider à occuper l'esprit et à réduire le besoin de boire.

4. Établir un réseau de soutien : Entourer de personnes compréhensives et bienveillantes peut apporter le soutien nécessaire pour rester sobre.

Aujourd'hui, Danys est un jeune homme plus fort et plus sage. Il poursuit ses rêves avec détermination et sait que sa famille et ses amis seront toujours là pour l'épauler.

J'espère que cette histoire vous a touché. Si vous connaissez quelqu'un qui traverse une situation similaire, n'hésitez pas à lui faire part de ces conseils. Ensemble, on peut surmonter bien des obstacles.

Auteur de cette fiction :  J. LeBobcar

liquor pouring on clear shot glass
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QUELQUES QUESTIONS SUR LE BONHEUR.

S’il y a une chose sur laquelle tout le monde s’entend, c’est le bonheur. Tous les humains aspirent au bonheur. Quelles sont quelques-unes des questions que l’on se pose généralement sur le bonheur?
C’est quoi le bonheur?
Le bonheur est-il essentiel à la vie?
Est-ce que tout le monde a la même définition du bonheur?
La joie est-elle le bonheur?
Le bonheur est-il passager ou permanent?
Qu’est-ce qui peut procurer le bonheur à l’humanité?
Peut-on trouver le bonheur?

En résumé : comment peut-on trouver le bonheur? Peut-on l’éviter? Peut-on le posséder?
Êtes-vous heureux ?

Par CHRISTIAN VI.

three people jumping on the beach at sunset
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Le bon vieux temps(suite)


Scène 2

Une semaine plus tard
— Tu as 10 minutes de retard, Deschamps, lui dit Lily alors qu’elle met son pied droit sur la marche du bus. Tout en remontant de sa main droite le col de son manteau d’automne blanc hors de prix et son beau béret bleu de marine et doré, elle poursuit.
— J’ai passé près de 10 minutes à attendre un bus pour faire un trajet de 5 minutes. Trouver l’erreur… Le temps, c'est de l’argent, Deschamps. Je vais porter plainte, ajouta-t-elle le plus sérieusement du monde.
— Moi aussi, Max, acquiesça une septuagénaire aux yeux bleus d’un sourire en coin qui était juste derrière Lily. Avant de prendre le volant, jamais sans mon café, mon Max. Tiens, un moyen, 2 crème, un sucre comme tu l’aimes, tout en lui en tendant le café.
— Tu me connais si bien, Mme Tremblay. Merci, lui répond Max, d’un grand et large sourire.
— Impressionnant ! Monsieur connait ses clientes. Et ses clientes l’appellent par son prénom et elles connaissent même ses habitudes et ses goûts. Hum ! Je vois que même avec les années, une barbe grisonnante naissante et des lunettes, Monsieur n’a pas perdu une seule once de son charme, la taquine Lily.
— Entre Mme Tremblay et moi, c’est une grande histoire d’amour… Ne t’en mêle pas, Lily.
— Je l’aime bien, notre Max ! Il est aussi sympathique, respectueux, courtois, distingué que mon gendre.
— Comment ça, Lily, tu prends mon bus pour faire un trajet de 5 minutes ? lui dit-il en repensant aux premiers mots de Lily. Sans attendre sa réponse, il ajoute : ne me dis pas que tu habites ici à Brossard et que c’est seulement maintenant, que notre chemin se soit croisé après plus de 20 ans ?
— Surprenant, hein ! Le monde est petit ! Comme on dit.
— Allez, raconte. Depuis quand vis-tu ici ? Qu’est-ce que tu deviens ?
— C’est une longue histoire… toi d’abord, Max. Sais-tu que je te cherchais partout ? Comment as-tu pu disparaitre de mon radar, Max ? J’avais même envisagé d'envoyer une demande à Bataille et Fontaine de la : ‘’Y’a que la vérité qui compte’’. Je t’ai vraiment cherché partout, tu sais ; Google, YouTube, Facebook /Messenger, WhatsApp, Instagram, TikTok. Réellement partout. À ce propos, tu te souviens quand on échangeait des messages écrits en classe à l’insu de nos profs ?
— Comment aurais-je pu oublier ? Tu te rappelles surtout lors des cours ennuyants à nos yeux quand on enroulait nos petits bouts de papier et les lançait en dessous de nos bureaux. Personne ne savait qu’on échangeait, en fait, des messages entre nous.
— Absolument ! Je me rappelle aussi… comment il s’appelait déjà…
— Hugo !
— Oui, Hugo ! Il nous servait d’intermédiaire en ramassant nos papiers quand ceux-ci n’arrivaient pas à atteindre le bureau de l’autre. Un jour, il se faisait même gronder, le pauvre, par le prof de math. Oh ! Le bon vieux temps ! Dire que nous aurions pu inventer tous les deux, ces machins-là qu’on utilise maintenant pour échanger et partager des trucs sur le Net. Comment ça se fait qu’on n’y eût pas pensé, Max ?
— On était un gamin et une gamine qui ne pensaient qu’à s’amuser et à défier les profs sans plus. Et sans avoir à penser à commercialiser ou à chercher à monnayer quoi que ce soit.
— Dis plutôt qu’on était de vrais crétins, Max, dit-elle fougueusement. Alors que je te cherchais partout, toi, tu étais ici, là, sur la rive sud, le lieu où vivent la plupart des joueurs du Canadien de Montréal. Sans oublier, bien sûr, plusieurs de nos artistes. Je n’en reviens pas que tu sois réellement chauffeur de bus… Sais-tu qu’il y a très peu de gens qui peuvent se vanter de faire ce dont ils rêvent alors qu’ils étaient ados ?
— Oui. Et j’en suis très conscient. Je fais partie de ces privilégiés… Justement, comme tu le supposais la dernière fois, je suis effectivement linguiste de formation. J’ai été aussi dans l’enseignement, prof de français.
— Et que s’est-il passé ? Tu confirmes certaines recherches qui révèlent que 25% des enseignants délaissent l’enseignement au cours des sept premières années, alors ?
Tu n’es pas loin de la vérité, ma chère. Après deux Burnouts avec beaucoup d’enfants rois et des parents majestueux eux-mêmes par excellence, mon ras-le-bol de notre système scolaire assez pathologique, merci. Alors, j’ai dit : ‘’Bye Charlie Brown’’ ! Et me voilà !
— Tu m’as toujours impressionné par ton discernement, Max ! De nous deux, t’as toujours été, le plus raisonnable. Oh ! Ce n'est pas vrai. Je suis déjà arrivée. À très bientôt cher ami ! Trop contente de t’avoir revu, Max.
— Moi, encore plus, ma chère amie ! Ciao !

Par Joy De McDonald.

a close up of a fire in the dark
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Comment quelqu’un devient-il dépendant d'une substance?

On ne se réveille pas un jour et devient par magie dépendant. Il y a tout un processus. Comment quelqu’un devient-il dépendant? Quelles sont les étapes? Nous vous expliquons de façon très simple ce processus dans cet article.
1) L’initiation ou le premier contact avec la substance
La première rencontre avec la substance peut se faire dans la famille. Le père, la mère, le grand frère qui consomment de l’alcool ou une autre substance comme le cannabis ou la cocaïne peut inciter un jeune à consommer. Il se peut que ce membre de la famille demande au jeune de gouter. Il peut également s’agir des amis à l’école ou des amis du quartier. Le jeune est initié par ces moyens à la consommation.
2) La consommation régulière
La consommation régulière du produit conduit à une habitude, une accoutumance. Au fur et à mesure que la personne consomme, l’habitude s’installe. Elle supporte davantage la consommation. La quantité consommée peut augmenter au fur et à mesure. Il arrive un moment ou à personne ne peut plus s'en passer du produit. On parle alors, de dépendance à la substance.
3) La dépendance
On peut parler de dépendance psychologique quand l’habitude s’installe et que la personne a de la difficulté à s’en défaire psychologiquement. Il y a également la dépendance physique. Le corps s’imprègne du produit et en a besoin pour que la personne se porte bien physiquement. Par exemple, une personne dépendante à l’alcool va présenter des symptômes de manque si elle ne consomme pas. Elle va suer, le cœur va battre plus fort, et elle peut même en mourir.
Conclusion
La dépendance est un processus complexe qui commence souvent par une initiation dans l’entourage proche, suivie d’une consommation régulière, et se termine par une dépendance psychologique et physique. Comprendre ces étapes peut aider à prévenir et à traiter la dépendance.

CHRISTIAN VI.

Leçon de sociologie

Comment les habitus sont-ils produits ? Selon Pierre Bourdieu, « Les conditionnements associés à une classe particulière de conditions d’existence produisent des habitus » (Bourdieu, 1980, p. 88-89). On parle de classe sociale. Dans certaines sociétés, les classes sociales sont distribuées selon la couleur de l’épiderme.
Que sont les habitus ? Selon Pierre Bourdieu, il s’agit de « systèmes de dispositions durables et transposables, structures structurées prédisposées à fonctionner comme structures structurantes, c’est-à-dire en tant que principes générateurs et organisateurs de pratiques » (Bourdieu, 1980, p. 88-89). Or, si la discrimination et le racisme sont des pratiques sociales et que l’habitus est un principe générateur et organisateur de pratiques sociales, il est logique que celles-ci soient générées et organisées par l’habitus ou le principe de l’habitus.

Pour conclure, on peut dire que la discrimination et le racisme sont des pratiques sociales qui sont générées et organisées par l’habitus ou le principe de l’habitus.

Par Christian Vi.
Docteur en sociologie

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Références :
Bourdieu, Pierre, 1980, « La croyance et le corps » dans le sens pratique. Paris : Édition de Minuit.
Bourdieu, Pierre. 1980. Questions de sociologie. Les éditions de Minuit. 268 pp.

three buttons depicting a broken heart, a man and a woman
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